La Suède, Malte et la Lettonie réussissent leur entrée dans le Concours - 2ème jour à Lisbonne

Bon je m'étais promis de me coucher tôt pour être en pleine forme pour ma première journée complète au centre de Presse mais bien sûr les bonnes résolutions sont faites pour être ignorées et c'est à une heure tardive que j'ai rejoint mon hôtel après quelques bières avec mes collègues français et belges. Néanmoins, j'étais parfaitement à l'heure pour assister à la première répétition du jour, celle de la Géorgie. Le moins que l'on puisse dire est que ce n'est pas cela qui va nous réveiller. Le groupe Iriao nous propose de belles harmonies vocales au service d'une chanson sans relief. Les cinq membres du groupe (sur 7) sont statiques sur une scène qui convient bien à ce style de titre minimaliste. Les mouvements de caméra donnent un peu de rythme et l'apothéose finale avec un rideau de feu emprunté sans vergogne aux vainqueurs azéris de 2011 devraient maintenir l'attention des téléspectateurs qui auraient résisté à l'envie d'aller faire une petite pause toilettes. La chanson suivante devrait réveiller les téléspectateurs assoupis devant les polyphonies géorgiennes. La Pologne nous propose son titre dance "Light me up" avec un DJ Polonais et un chanteur Suédois. Sur la scène de Lisbonne, ils sont accompagnés de trois choristes. Le visuel est calqué sur celui des norvégiens de l'an passé au niveaux des couleurs. La voix de Lukas Meijer est moyennement assurée par instants mais son physique avantageux joue en sa faveur avec les caméras. Gromee propose quant à lui une chorégraphie amusante mais répétitive avec ses bras et globalement l'ensemble paraît un peu trop statique pour un titre qui vise à enflammer les dancefloors. Malte prend le relais de la Pologne pour sa première répétition. Christabelle se présente seule sur scène au milieu de panneaux Leds sur lesquels sont diffusés différentes ambiances collant à la chanson. Les visuels sont puissants et renforcent le message de la chanson maltaise. Une danseuse intervient après le premier couplet mais sa chorégraphie quelque peu hystérique n'est pas du plus bel effet jusqu'à son interraction avec Christabelle qui fonctionne vraiment bien. Le plan initial repris en plan final est très réussi avec des images de panthères qui entourent l'interprète maltaise. Le jeune chanteuse est vocalement impeccable et devrait assurer sans peine sa place en finale. Cela ne devrait pas être le cas des Hongrois. Depuis Lordi le hard rock ne fonctionne pas à l'Eurovision et cette année ne devrait pas faire exception à la règle. La chanson est toujours aussi bruyante et la prestation scénique ne permet pas de trouver un intêret supplémentaire à ce titre. Néanmoins, lorsque le plongeon du guitariste au milieu de la foule a soulevé l'enthousiasme de la salle de presse. Souhaitons lui cependant de ne pas connaître le même sort que Shy'm lors de sa prestation. La Lettonie a choisi la sobriété et la classe. Dans une ambiance ou le rouge est omniprésent tant sur les lumières que sur la robe courte agrémentée d'une queue de pie, Laura présente "Funny Girl" avec beaucoup d'élégance et une voix sensuelle qui fera sans doute beaucoup d'effets auprès des jurys. L'avantage d'avoir une séléction nationale très exigeante comme le Melodifestivalen permet à la Suède d'arriver chaque année avec un tableau efficace et prêt sur la scène du Concours. Benjamin Ingrosso présente un tableau parfaitement rodé, ponctué de pas de danse de qualité mais a fait abstraction du tomber de veste sur l'épaule, ce qui est plutôt une bonne idée. La prestation est parfaite dès la première répétition et devrait permettre à la Suède de poursuivre sa série de Top 10 initiée en 2014. Le Monténégro revient cette année avec une recette qui lui a permis de se qualifier à deux reprises en 2014 & 2015 : la balade balkanique. "Inje" reprend tous les codes de celle-ci, instruments traditionnels et envolée finale y compris mais le tout laisse une impression mitigée. L'ensemble est plat et tarde à prendre son élan, les quatre choristes semblent chanter en sourdine et j'ai bien peur que le Monténégro ne puisse pas récolter suffisamment de suffrages malgré la présence de ses voisins serbes et slovènes pour franchir l'écueil des demi-finales. Le voisin slovène a opté pour une présentation hyper efficace de "Hvala ne". Une chorégraphie millimétrée ponctuée de belles trouvailles scénographiques rend ce titre très répétitif agréable à écouter et du coup une qualification de la Slovénie n'est pas du tout à écarter. La dernière performance du jour est à mettre au crédit de l'Ukraine. Melovin a gardé le piano surélévé dont l'escalier prend feu de sa prestation en sélection mais il démarre enfermé dans un cercueil futuriste dont les portes s'ouvrent pour voir le jeune ukrainien déguisé en Dracula. L'ensemble est plutôt bien travaillé mais la réalisation portugaise un peu lente rend la prestation un peu molle malgré tous les efforts scénographiques. Durant toute la journée, les conférences de presse succédaient aux répétitions et c'était une vrai course pour ne rien manquer surtout que la salle de conférence se trouve à l'extérieur de la salle de presse. Néanmoins comme d'habitude, les conférences se sont révélé très attractives et l'on a pu découvrir l'humour ravageur du chanteur Monténégrin Vanja , la gentilesse de la jolie Brésilo-Lettone ou l'enthousiasme contagieux de Christabelle. Il est temps de plier bagages et d'aller se reposer ce soir car demain auront lieu les répétitions complètes de la première demi-finale ainsi que les conférences de presse de tous les participants et il va falloir tenir le choc jusqu'à tard dans la soirée. Copyright 16P3G6

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Des outsiders se révèlent à Lisbonne dans la deuxième demi-finale- Jour 5

Seconde répétition de Madame Monsieur - La France en 1ère partie

Netta remporte le Concours Eurovision 2018